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Maison de l'emploi du pays de Saint-Brieuc

Newsletter 1
16/07/2009

A la une

Un tableau de bord et des actions de sensibilisation en faveur de l’égalité professionnelle dans le Pays de Saint-Brieuc.

La Maison de l’Emploi, en collaboration avec la Boutique de gestion, le réseau des Missions Locales et le Centre d’Information et des Droits de la Femme, a initié il y a quelques mois un travail sur le thème de l’égalité professionnelle. Un sujet toujours d’actualité sur lequel il convient de rester vigilant.

En 1957, le traité de Rome affirme que « chaque état membre assure (…) l’application d’égalité des rémunérations entre les travailleurs masculins et les travailleurs féminins pour un même travail ». 30 ans plus tard le traité d’Amsterdam élargit la portée de cet article en introduisant explicitement l’égalité des chances entre les hommes et les femmes. Et pourtant…aujourd’hui on ne peut que constater que, certes l’égalité professionnelle progresse mais de trop nombreuses disparités demeurent. C’est pour mieux identifier le phénomène et le combattre que la Maison de l’Emploi et ses partenaires ont publié un tableau de bord et mis en place des actions d’information.

  • Un panorama complet sur les disparités professionnelles dans le Pays de Saint-Brieuc .

Le tableau de bord sur l’égalité professionnelle en Pays de Saint-Brieuc regroupe des données socio-économiques (la formation des femmes, leur répartition dans les Catégories Socio Professionnelles, leurs conditions de travail) qui permettent de caractériser la problématique tant sur le public féminin que sur le tissu économique.

Ces différentes informations font apparaître qu’en dépit d’un niveau de formation supérieur, les femmes peinent à accéder à des postes à hauteur de leurs compétences et souffrent de conditions de travail inégalitaires.  On note une présence massive des femmes dans des secteurs dits traditionnels ; une situation qui résulte de leurs choix de formation même si ceux-ci semblent évoluer vers des « domaines plus masculins». Par contre, on peut regretter que les femmes soient toujours sous-représentées parmi les créateurs d’entreprise.

  • Informer pour une meilleure promotion de l’égalité par les professionnels et les élus.

Le travail d’étude est complété par une action d’information et de sensibilisation des professionnels de l’emploi, de l’insertion et de la formation ainsi que des élus. La formation s’articule autour de deux thématiques : « l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes sur le Pays de Saint-Brieuc » animée par Audrey Le Petitcorpe du CIDFF et Isabelle Hamon de la Mission Locale, et l’autre sur « entreprenariat des femmes : les élus-es du Pays de Saint-Brieuc ont-ils un rôle à jouer ? » animée par Nathalie Kergal , Directrice de la Boutique de Gestion Côtes d’Armor et Frédérique Marrec Chargée de Mission. Ces rencontres seront l’occasion de s’informer et d’échanger sur les notions d’égalité professionnelle et d’en appréhender les enjeux sociaux, économiques et démographiques sur le territoire du Pays de Saint-Brieuc.

www.infofemmes.com

www.gref-bretagne.fr

www.femmes-emploi.fr

www.femmes-egalite.gouv.fr

www.observatoire-parite.gouv.fr

www.travail.gouv.fr

www.halde.fr

www.cles-egalites.fr

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A découvrir

Le CODAFE 22, interview d’Anne-Françoise ANGOUILLANT

Initié début 2009 et opérationnel depuis le mois d’avril, le CODAFE 22 (Coopération Des Acteurs Emploi Formation des Côtes d’Armor) est une réponse aux difficultés que peuvent connaître les entreprises du département dans le contexte actuel de crise. Un des problèmes majeurs, rapidement apparu, en cette période de sous activité est de maintenir le savoir-faire et les compétences dans les entreprises. Un enjeu d’ordre social mais également économique car il faut dès à présent anticiper la reprise en faisant évoluer les compétences. Fruit d’une réflexion entre les partenaires sociaux et le patronat, soutenu par les pouvoirs publics, le dispositif CODAFE 22 propose un accompagnement aux entreprises qui mettent à profit le ralentissement de leurs activités pour élaborer des plans de formation. Ce sont des solutions RH courtes, immédiatement accessibles et modulables. Rencontre avec Anne-Françoise ANGOUILLANT, coordinatrice du dispositif CODAFE 22

Maison de l’Emploi : Le dispositif de formation tel que proposé par le CODAFE 22 est une initiative originale, pouvez-vous nous en expliquer la  genèse ?

Anne-Françoise ANGOUILLANT : Début 2009, constatant les effets de la crise, les partenaires sociaux (syndicats et patronat)  ont décidé d’un commun accord de se rencontrer afin d’agir. UPIA et syndicats ont travaillé de concert et ont présenté au Préfet un projet de plateforme de solutions RH dans un cadre partenarial. Le dispositif a effectivement reçu le soutien de l’Etat, il a donc fallu continuer à mobiliser les partenaires, notamment trouver des financeurs (la Direction Départementale du Travail, la Région Bretagne, le Conseil Général, l’UPIA et les Maisons de l’Emploi du département).

Les branches professionnelles ont également adhéré au projet ainsi que les organismes collecteurs et d’autres opérateurs RH paritaires. L’ensemble des signataires sont des structures paritaires. Il est remarquable qu’en l’espace de quelques semaines on soit parvenu à mettre en place un tel dispositif au regard du nombre de partenaires intervenants ; chacun a fait montre de réactivité, il fallait réagir maintenant et sans attendre. L’adhésion au projet a été très forte.

MdE : « Je suis un employeur, j’ai mon carnet de commandes qui ne se remplit pas, plutôt que d’avoir recours au chômage technique je contacte le CODAFE 22 » ?

A-FA : Exactement, dans la mesure du possible il faut mettre à profit cette baisse d’activité, ce temps disponible pour bâtir un projet positif, un plan de formation. Il ne faut pas attendre, il est préférable d’anticiper dès les premiers signes d’inquiétude. De toute manière, actuellement la lisibilité du carnet de commandes se compte en jours et non plus en semaines ou en mois, les entreprises se doivent d’imaginer des solutions dans des délais courts.

Par ailleurs, il est important de rappeler que les entreprises peuvent nous contacter directement mais que l’initiative peut venir des salariés, syndicats, comptables etc., toutes personnes ou structures ayant identifié une entreprise en difficulté qui pourrait avoir recours au CODAFE 22.

MdE : Que se passe-t-il lorsque vous êtes contacté ?

A-FA : Nous nous assurons que l’entreprise est effectivement sous tension car le CODAFE 22 est une réponse spécifiquement calibrée pour les entreprises en sous activité. Dans un second temps, l’OPCA concernée se met en relation avec l’entreprise et élabore un schéma de formation en cohérence avec le projet de l’entreprise. Ensuite, contact est pris avec un organisme de formation partenaire qui élabore l’offre de formation la plus adaptée.

MdE : « Rapidité, Souplesse et Réalisme financier », des arguments solides pour convaincre (si besoin est) les employeurs de faire bénéficier leurs salariés du dispositif ?

A-FA : En effet, rapidité parce que le CODAFE 22 est un accélérateur dans le déclenchement du processus, lorsque l’entreprise exprime un besoin. Tous les partenaires, OPCA, organismes de formation, se mobilisent dans les meilleurs délais. Souplesse, les chefs d’entreprises doivent pouvoir moduler les temps de formation en fonction de leurs carnets de commandes. Concrètement une formation peut être déprogrammée si l’entreprise connait un regain d’activité, les organismes de formation acceptent eux aussi de travailler différemment. Et enfin, réalisme financier puisque le montage financier des formations proposées par les OPCA doit aller dans le sens des entreprises. Je précise que le CODAFE 22 n’a pas vocation à financer lui-même les formations, c’est le rôle des OPCA.

MdE : Justement, quelles sont les formations disponibles ? Y a-t-il des contraintes, des limites ?

A-FA : Toutes les formations sont envisageables : administration, général, langues, technique… On peut en avoir un aperçu sur notre site internet (www.codafe22.fr) mais la plateforme de solutions RH proposée n’est ni exclusive ni exhaustive. Le seul impératif est la validation du projet de formation par l’OPCA de la branche professionnelle.

MdE : Après seulement quelques semaines d’existence, il est peut-être encore un peu tôt pour dresser un bilan mais pouvez-vous nous dire comment le dispositif est vécu dans les entreprises, par les employeurs et les salariés ?

A-FA : Pour le moment, nous sommes dans la phase d’étude des demandes et de montage de dossiers ; quelques salariés sont déjà en formation. Aujourd’hui 77 entreprises nous ont sollicités directement ou indirectement ; pour nous faire connaître davantage, nous avons adressé à  1.800 entreprises du département un dépliant  d’information.

Même si nous n’en sommes qu’au début, nous avons déjà pu constater des effets encourageants, à l’instar de cette entreprise qui plutôt que de licencier un de ses salariés a pu lui proposer rapidement un congé individuel de formation (avec l’objectif de  le réintégrer dans ses effectifs à l’issue de sa formation).

Des exemples que l’on espère voir se multiplier, nous sommes confiants.

www.codafe22.fr

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A suivre

La clause d’insertion sociale

Dans le cadre de sa mission sur l’accès et le retour à l’emploi, la Maison de l'Emploi poursuit son action sur la mise en œuvre de clause d’insertion dans les marchés publics sur le Pays de Saint-Brieuc (hors agglomération).

Après la réalisation du support « Développeurs d’employabilité », la Maison de l’Emploi travaille à mieux faire connaître la clause d’insertion auprès de ses usagers.

Ainsi, une action de promotion et d’animation est assurée par Cécile Plumer, nouvellement en poste. Elle est chargée d’accompagner les donneurs d’ordre dans le choix des marchés, articles à mobiliser, mais aussi les entreprises et structures d’insertion dans l’élaboration de leurs réponses aux appels d’offre.

Courant septembre, elle ira à la rencontre des élus du territoire pour apporter une information sur les articles mobilisables de la clause d’insertion sociale et présenter leurs différents intérêts.

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A savoir

Des chiffres, un fait, 2 277,00* €.

2 277,00 € c’est le montant moyen par prêt accordé dans le cadre du microcrédit social au niveau national. En tout ce sont 6 000 microcrédits personnels garantis qui ont été octroyés au 31/12/2008 (dont 3 563 juste en 2008) pour un montant total en nominal de 13,7 M€. Pour mémo le microcrédit social est un crédit accordé aux personnes ne pouvant accéder au crédit de droit commun et n’étant pas en situation de surendettement. Le prêt dont le montant varie entre 300 et 3 000 € est éligible pour des projets liés à la mobilité, à la santé, au logement… Ainsi en 2008, 68.29% des prêts ont été accordés pour des besoins liés à l’emploi et la mobilité, 13.72% au logement, 7.45% à la formation et éducation et 10.54% pour d’autres besoins.

Dans le Pays de Saint-Brieuc, les demandes de microcrédits personnalisés peuvent être déposées auprès de plusieurs structures accompagnantes : le CCAS de Saint-Brieuc, la Mission Locale de Saint Brieuc, les Ateliers du Cœur, le Secours Catholique, l’UDAF22, l’Igloo et les Familles Rurales Fédération Départementale des Côtes d'Armor

(*Source : Caisse des Dépôts et Consignation avril 2009)

Guide du micro-crédit en Pays de Saint-Brieuc.

www.france-microcredit.org

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A noter

N° utiles

0.800.922.092,

Numéro vert mis en place par la Chambre de Commerce et d'Industrie des Côtes d'Armor pour venir en aide aux entreprises en difficultés. La CCI a mis en place une cellule de prévention pour accueillir, informer et orienter les entreprises qui rencontrent des difficultés en cette période de crise. Des conseillers sont disponibles pour apporter aux entreprises les outils nécessaires pour s'adapter aux évolutions du marché.

0.810.10.70.20,

Dans la cadre du plan de relance, la Région a mis en place avec le Fongecif Bretagne un numéro azur pour les salariés menacés dans leur emploi. Il permet de s'informer sur ses droits en la matière, sur l'offre de formation existante et les aides pour y accéder.

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