A la uneUn tableau de bord et des actions de sensibilisation en faveur de l’égalité professionnelle dans le Pays de Saint-Brieuc.La Maison de l’Emploi, en collaboration
avec la Boutique de gestion, le réseau des Missions Locales et le Centre d’Information
et des Droits de la Femme, a initié il y a quelques mois un travail sur le
thème de l’égalité professionnelle. Un sujet toujours d’actualité sur lequel il
convient de rester vigilant.
En 1957, le traité de Rome affirme que
« chaque état membre assure (…) l’application d’égalité des rémunérations
entre les travailleurs masculins et les travailleurs féminins pour un même
travail ». 30 ans plus tard le traité d’Amsterdam élargit la portée de cet
article en introduisant explicitement l’égalité des chances entre les hommes et
les femmes. Et pourtant…aujourd’hui on ne peut que constater que, certes
l’égalité professionnelle progresse mais de trop nombreuses disparités
demeurent. C’est pour mieux identifier le phénomène et le combattre que la
Maison de l’Emploi et ses partenaires ont publié un tableau de bord et mis en
place des actions d’information.
Un panorama complet sur les disparités professionnelles
dans le Pays de Saint-Brieuc .
Le tableau de bord sur l’égalité professionnelle
en Pays de Saint-Brieuc regroupe des données socio-économiques (la formation
des femmes, leur répartition dans les Catégories Socio Professionnelles, leurs
conditions de travail) qui permettent de caractériser la problématique tant sur
le public féminin que sur le tissu économique.
Ces différentes informations font
apparaître qu’en dépit d’un niveau de formation supérieur, les femmes peinent à
accéder à des postes à hauteur de leurs compétences et souffrent de conditions
de travail inégalitaires. On note une présence
massive des femmes dans des secteurs dits traditionnels ; une situation
qui résulte de leurs choix de formation même si ceux-ci semblent évoluer vers
des « domaines plus masculins». Par contre, on peut regretter que les
femmes soient toujours sous-représentées parmi les créateurs d’entreprise.
Informer
pour une meilleure promotion de l’égalité par les professionnels et les élus.
Le travail d’étude est complété par une
action d’information et de sensibilisation des professionnels de l’emploi, de
l’insertion et de la formation ainsi que des élus. La formation s’articule
autour de deux thématiques : « l’égalité
professionnelle entre les femmes et les hommes sur le Pays de Saint-Brieuc »
animée par Audrey Le Petitcorpe du CIDFF et Isabelle Hamon de la Mission
Locale, et l’autre sur « entreprenariat
des femmes : les élus-es du Pays de Saint-Brieuc ont-ils un rôle à
jouer ? » animée par
Nathalie Kergal , Directrice de la Boutique de Gestion Côtes d’Armor et
Frédérique Marrec Chargée de Mission. Ces rencontres seront l’occasion de
s’informer et d’échanger sur les notions d’égalité professionnelle et d’en
appréhender les enjeux sociaux, économiques et démographiques sur le territoire
du Pays de Saint-Brieuc.
www.infofemmes.com
www.gref-bretagne.fr
www.femmes-emploi.fr
www.femmes-egalite.gouv.fr
www.observatoire-parite.gouv.fr
www.travail.gouv.fr
www.halde.fr
www.cles-egalites.fr Retour en haut
A découvrirLe CODAFE 22, interview d’Anne-Françoise ANGOUILLANTInitié début 2009 et opérationnel depuis
le mois d’avril, le CODAFE 22 (Coopération Des Acteurs Emploi Formation des
Côtes d’Armor) est une réponse aux difficultés que peuvent connaître les
entreprises du département dans le contexte actuel de crise. Un des problèmes
majeurs, rapidement apparu, en cette période de sous activité est de maintenir
le savoir-faire et les compétences dans les entreprises. Un enjeu d’ordre
social mais également économique car il faut dès à présent anticiper la reprise
en faisant évoluer les compétences. Fruit d’une réflexion entre les partenaires
sociaux et le patronat, soutenu par les pouvoirs publics, le dispositif CODAFE
22 propose un accompagnement aux entreprises qui mettent à profit le
ralentissement de leurs activités pour élaborer des plans de formation. Ce sont
des solutions RH courtes, immédiatement accessibles et modulables. Rencontre
avec Anne-Françoise ANGOUILLANT, coordinatrice du dispositif CODAFE 22
Maison de l’Emploi : Le dispositif
de formation tel que proposé par le CODAFE 22 est une initiative originale,
pouvez-vous nous en expliquer la
genèse ?
Anne-Françoise ANGOUILLANT : Début
2009, constatant les effets de la crise, les partenaires sociaux (syndicats et
patronat) ont décidé d’un commun accord de se rencontrer afin
d’agir. UPIA et syndicats ont travaillé de concert et ont présenté au Préfet un
projet de plateforme de solutions RH dans un cadre partenarial. Le dispositif a
effectivement reçu le soutien de l’Etat, il a donc fallu continuer à mobiliser
les partenaires, notamment trouver des financeurs (la Direction Départementale
du Travail, la Région Bretagne, le Conseil Général, l’UPIA et les Maisons de
l’Emploi du département).
Les branches professionnelles ont
également adhéré au projet ainsi que les organismes collecteurs et d’autres
opérateurs RH paritaires. L’ensemble des signataires sont des structures
paritaires. Il est remarquable qu’en l’espace de quelques semaines on soit
parvenu à mettre en place un tel dispositif au regard du nombre de
partenaires intervenants ; chacun a fait montre de réactivité, il fallait
réagir maintenant et sans attendre. L’adhésion au projet a été très forte.
MdE : « Je suis un employeur,
j’ai mon carnet de commandes qui ne se remplit pas, plutôt que d’avoir recours
au chômage technique je contacte le CODAFE 22 » ?
A-FA : Exactement, dans la mesure du
possible il faut mettre à profit cette baisse d’activité, ce temps disponible
pour bâtir un projet positif, un plan de formation. Il ne faut pas attendre, il
est préférable d’anticiper dès les premiers signes d’inquiétude. De toute
manière, actuellement la lisibilité du carnet de commandes se compte en jours
et non plus en semaines ou en mois, les entreprises se doivent d’imaginer des
solutions dans des délais courts.
Par ailleurs, il est important de rappeler
que les entreprises peuvent nous contacter directement mais que l’initiative
peut venir des salariés, syndicats, comptables etc., toutes personnes ou
structures ayant identifié une entreprise en difficulté qui pourrait avoir
recours au CODAFE 22.
MdE : Que se passe-t-il lorsque vous
êtes contacté ?
A-FA : Nous nous assurons que
l’entreprise est effectivement sous tension car le CODAFE 22 est une réponse
spécifiquement calibrée pour les entreprises en sous activité. Dans un second
temps, l’OPCA concernée se met en relation avec l’entreprise et élabore un
schéma de formation en cohérence avec le projet de l’entreprise. Ensuite,
contact est pris avec un organisme de formation partenaire qui élabore l’offre
de formation la plus adaptée.
MdE :
« Rapidité, Souplesse et Réalisme financier », des arguments solides
pour convaincre (si besoin est) les employeurs de faire bénéficier leurs
salariés du dispositif ?
A-FA : En effet, rapidité parce que
le CODAFE 22 est un accélérateur dans le déclenchement du processus, lorsque
l’entreprise exprime un besoin. Tous les partenaires, OPCA, organismes de
formation, se mobilisent dans les meilleurs délais. Souplesse, les chefs
d’entreprises doivent pouvoir moduler les temps de formation en fonction de
leurs carnets de commandes. Concrètement une formation peut être déprogrammée
si l’entreprise connait un regain d’activité, les organismes de formation
acceptent eux aussi de travailler différemment. Et enfin, réalisme financier
puisque le montage financier des formations proposées par les OPCA doit aller
dans le sens des entreprises. Je précise que le CODAFE 22 n’a pas vocation à
financer lui-même les formations, c’est le rôle des OPCA.
MdE : Justement, quelles sont les
formations disponibles ? Y a-t-il des contraintes, des limites ?
A-FA : Toutes les formations sont
envisageables : administration, général, langues, technique… On peut en
avoir un aperçu sur notre site internet (www.codafe22.fr) mais la
plateforme de solutions RH proposée n’est ni exclusive ni exhaustive. Le seul
impératif est la validation du projet de formation par l’OPCA de la branche
professionnelle.
MdE : Après seulement quelques
semaines d’existence, il est peut-être encore un peu tôt pour dresser un bilan
mais pouvez-vous nous dire comment le dispositif est vécu dans les entreprises,
par les employeurs et les salariés ?
A-FA : Pour le moment, nous sommes
dans la phase d’étude des demandes et de montage de dossiers ; quelques
salariés sont déjà en formation. Aujourd’hui 77 entreprises nous ont sollicités
directement ou indirectement ; pour nous faire connaître davantage, nous
avons adressé à 1.800 entreprises du
département un dépliant d’information.
Même si nous n’en sommes qu’au début,
nous avons déjà pu constater des effets encourageants, à l’instar de cette
entreprise qui plutôt que de licencier un de ses salariés a pu lui proposer
rapidement un congé individuel de formation (avec l’objectif de le réintégrer dans ses effectifs à l’issue de
sa formation).
Des exemples que l’on espère voir se
multiplier, nous sommes confiants.
www.codafe22.fr
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A suivreLa clause d’insertion socialeDans le cadre de sa mission sur l’accès et le retour à
l’emploi, la Maison
de l'Emploi poursuit son action sur la mise en œuvre de clause d’insertion dans
les marchés publics sur le Pays de Saint-Brieuc (hors agglomération).
Après la réalisation du support « Développeurs
d’employabilité », la
Maison de l’Emploi travaille à mieux faire connaître la
clause d’insertion auprès de ses usagers.
Ainsi, une action de promotion et d’animation est assurée
par Cécile Plumer, nouvellement en poste. Elle est chargée d’accompagner les
donneurs d’ordre dans le choix des marchés, articles à mobiliser, mais aussi les
entreprises et structures d’insertion dans l’élaboration de leurs réponses aux
appels d’offre.
Courant septembre, elle ira à la rencontre des élus du
territoire pour apporter une information sur les articles mobilisables de la
clause d’insertion sociale et présenter leurs différents intérêts. Retour en haut
A savoirDes chiffres, un fait, 2 277,00* €.2 277,00 €
c’est le montant moyen par
prêt accordé dans le cadre du microcrédit social au niveau national. En tout ce
sont 6 000 microcrédits
personnels garantis qui ont été octroyés au 31/12/2008 (dont 3 563 juste
en 2008) pour un montant total en nominal de 13,7 M€. Pour mémo le microcrédit social est un crédit accordé aux
personnes ne pouvant accéder au crédit de droit commun et n’étant pas en
situation de surendettement. Le prêt dont le montant varie entre 300 et 3 000 €
est éligible pour des projets liés à la mobilité, à la santé, au logement…
Ainsi en 2008, 68.29% des prêts ont été accordés pour des besoins liés à l’emploi
et la mobilité, 13.72% au logement, 7.45% à la formation et éducation et 10.54%
pour d’autres besoins.
Dans le Pays de
Saint-Brieuc, les demandes de microcrédits personnalisés peuvent être déposées
auprès de plusieurs structures accompagnantes : le CCAS de Saint-Brieuc, la
Mission Locale de Saint Brieuc, les Ateliers du Cœur, le Secours Catholique, l’UDAF22,
l’Igloo et les Familles Rurales Fédération Départementale des Côtes d'Armor
(*Source : Caisse des Dépôts et
Consignation avril 2009)
Guide du micro-crédit en Pays de
Saint-Brieuc.
www.france-microcredit.org
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A noterN° utiles0.800.922.092, Numéro vert mis en place par la Chambre de Commerce et
d'Industrie des Côtes d'Armor pour venir en aide aux entreprises en
difficultés. La CCI a mis en place une cellule de prévention pour accueillir,
informer et orienter les entreprises qui rencontrent des difficultés en cette
période de crise. Des conseillers sont disponibles pour apporter aux
entreprises les outils nécessaires pour s'adapter aux évolutions du marché.
0.810.10.70.20, Dans la cadre du plan de relance, la Région a mis en place avec le Fongecif
Bretagne un numéro azur pour les salariés menacés dans leur emploi. Il permet
de s'informer sur ses droits en la matière, sur l'offre de formation existante
et les aides pour y accéder. Retour en haut
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